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 Lucius Primus

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Médolie
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MessageSujet: Lucius Primus   Lun 26 Oct - 10:49

Lucius Aurorae était un grand homme.
Au commencement, il prit la tête d’une troupe d’hommes choisis pour leurs valeurs, et se forgea une place avec persévérance et virtuosité. Son intelligence subtile permit d’éviter beaucoup de morts et d’arriver au pouvoir sans violence superflue. Il fonda son Empire sur la base de plusieurs clans qu’il pacifia.
C’était le seigneur de guerre le plus respecté dans son époque. Il avait conquis ses terres et le respect de ses sujets par sa loyauté et sa vaillance. Il dirigeait son Empire avec une humanité infinie. Il était plus droit et plus juste que le fléau d’une balance ou que le glaive d’Athéna. Il avait gagné son surnom de Lucius Dexter, le Droit, et n’avait jamais rien fait pour le démentir. Il menait une vie simple et dépensait son or et son temps au bien-être de son peuple. Il faisait l’admiration de tous, et Dieu le prit sous sa protection, lui donnant une légitimité de plus. Il méritait sa vie par son courage et son caractère, et nul pays ne connut, depuis lors, souverain plus aimable.
Ses armées tiraient leurs forces en l’honneur de servir leur Empereur. Elles étaient ainsi si loyales que ses ennemis en prenaient peur. Tant et si bien, qu’il pu réduire ses troupes plus qu’aucun Empereur avant lui. Les Chevaliers d’élites étaient choisis avant tout pour leur vision de l’Honneur, la force de l’esprit primait, ils rendaient la justice et aidaient le peuple. Cette petite légion suffisait bien, car la défense n’était plus un problème, et le peuple, honoré, voulait plaire à son souverain.
Jamais personne ne trahit l’Empereur.
Le Seigneur lui donnait force et vitalité, car il était Saint et pieux.
Dieu le guidait et protégeait son peuple. Pendant longtemps, l’Empire ne connut plus de guerre. La réputation de Lucius Dexter était telle qu’on préférait s’allier que d’essayer de le combattre. Et sa fédération prit une ampleur historique, la majeure partie du monde se remettait à lui et à la bienveillance de Dieu. L’humeur collective entrainait le nouvel Empire avec émulation dans la Paix et l’échange culturel. La figure de Lucius Dexter brillait et devint le symbole de cette richesse, il était plus qu’un souverain, il était le bras de Dieu.

L’Empereur vieillissait, mais son influence toujours grandissait. On appelait ça la sagesse, il régna un siècle durant et gagna son surnom d’empereur éternel, avec l’aide de Dieu. Les générations se succédaient autour de lui, et la légende s’intensifiait. L’Empire s’étendait maintenant d’un bout à l’autre du monde, sans guerre, les pays venaient s’allier et profiter du dynamisme.
Seul restait le pays de l’Ouest, dont le nom est oublié. Ce Royaume était fort puissant, mais pacifique. Il possédait ses propres richesses, et sa grandeur lui permettait l’autarcie. Les rapports étaient fréquents, et les deux souverains ne nourrissaient aucune hostilité.

Mais les derniers alliés, ignorant ces relations, pour prouver leur valeur, attaquèrent le pays de l’Ouest. Poussée par un zèle fanatique, la coalition ruina le pays en une poignée de semaines.
Le Roi déchu et sa famille fuirent, seules ses richesses furent offertes à Lucius Eternae.
L’homme fut saisi de colère, il abhorrait la guerre et ne souhaitait plus asservir les peuples. Dieu lui inspirait le pardon et la tolérance. Contraint par ces convictions même à ne pas punir les rois fédérés, il s’en tînt là. Cependant la rancœur monta, quand, seul dans ses appartements, il découvrit les biens volés. La famille royale de l’Ouest se trouvait être très raffinée. Plusieurs tableaux gigantesques la représentaient, des sculptures, des broderies et ouvrages d’art, et une somme d’objets insignifiants qui témoignaient pourtant de cette élégance rare.
Du haut de son Empire, Lucius Eternae avait pu voir de fabuleuses œuvres, mais le fait même qu’elles lui appartiennent les teintait de banalité.
Il ressentit alors un profond malaise. Au fond, il connaissait ces personnes, que les siens venaient de piétiner. Le portrait de l’aînée le troubla. Il resta la nuit entière, les yeux rivés, essayant d’en percer les secrets. Il sentait une chaleur nouvelle venir, le manque qu’il avait depuis toujours, se combler. La contemplation le mettait hors du temps, il perdait les notions terrestres. Il retourna de plus en plus devant ce tableau, qu’il avait fait accrocher dans sa chambre. Et bientôt, il ne fit plus que ça, il plongeait dans les yeux clairs de la jeune fille, pensait caresser ses blonds cheveux, sentir son parfum, connaitre son sourire. Bien que fort vieux, Dieu lui avait préservé sa beauté et sa vitalité, ainsi il en paraissait, depuis plus de cent ans, en avoir trente. Jamais il ne s’était marié, il avait vu dans les signes de Dieu, son opposition. Ses Prêtres soutenaient cette interdiction, le moment n’était pas venu, l’héritier de l’Empire viendrait, avec évidence, plus tard.
Il se mit à dépérir. L’incompréhension le rongeait, il était tourmenté, indécis, entre passion et raison. Sa santé toujours si bonne commença à tomber, car il s’écartait du chemin de Dieu.
Plus le temps passa, et moins il paraissait en public. Son Empire, inquiet, ne bougeait plus guère. Certains alliés pensaient à un coup d’état. Les Conseillers n’y pouvaient rien, Lucius Eternae s’était refermé. Et pire, il allait contre la volonté de Dieu.
Il consulta une dernières fois les Oracles, mais la sentence restait intacte, l’heure n’était pas venue.
L’Empire éclata la nuit où il quitta, avec ses Chevaliers, le Palais. La guerre reprit pour la succession.
L’Empereur prit alors le surnom de Lucius Solus, le Seul. Il parcourut le Pays de l’Ouest à la recherche de la fille du tableau. Il dépensa la quasi-totalité de sa fortune à cette quête et ses Chevaliers moururent du temps et des dangers. Seuls deux restèrent, les meilleurs Gardes Impériaux.
La recherche resta vaine. Vingt ans durant ils écumèrent le Royaume, et ne purent recueillir que des suppositions et des témoignages incertains.
Usés, l’Empereur et ses deux lames revinrent dans son pays, déchiré par la guerre et la misère. On n’y voyait plus aucune unité, les hommes s’étaient séparés et luttaient les uns contre les autres, pour une parcelle de pouvoir irréfléchi. La plus grande Cité du monde n’était plus rien, un Empereur avait usurpé le trône, pour quelques mois. Les souverains mourraient tous assassinés, Dieu ne soutenait plus personne. Et Lucius Solus ne croyait plus en lui. Il avait vu tant d’horreur, que sa raison défaillait. Les hommes le dégoutaient. Avant, il était le seul à pouvoir les calmer, la nature profonde des hommes revenait au moindre mouvement. Sa mort aurait été bien pire encore pour son Empire. Il l’avait tant chéri qu’il en avait été aveuglé.
Dès lors, son âme se consuma. Ses croyances se désintégraient, et Dieu devint pour lui, un observateur froid et sans scrupule. Le vrai acteur, celui qui pousse les hommes à se détester, celui qui a le pouvoir sur Terre, s’imposa comme une évidence.
Son âme bascula peu à peu dans la noirceur, sans qu’il le sache. Son malheur brulait sa vie, et bientôt, il se sentit faible. Il comprit que Dieu l’avait définitivement abandonné, et lui rendait sa mortalité. L’ingratitude l’entraina dans la folie.
Une dernière découverte le perdit : son Palais ravagé. Il avait pu entrer dans son ancienne chambre, en tuant les gardes. Les richesses qu’il avait sauvegardé n’y étaient plus, le portrait de l’aînée était repeint, sous la figure sombre de l’usurpateur.
Son cri fut le plus atroce jamais entendu. Il entra dans une colère noire, et sa lame frappa tout ce qui était à sa portée. Il tua les gardes, les valets, les femmes de chambres, tout ceux qui ne méritaient plus de le côtoyer dans la Vie. Son front se baissa, son regard devint noir.
Il était maintenant une bête, il perdait son cœur. Il s’en remit à Hadès, Seigneur des Morts. Le Dieu, comblé d’avoir gagné un nouveau bras, lui donna puissance et volonté.
Ainsi, Lucius Solus, l’Empereur déchu et ses deux Gardes Impériaux vidèrent la cité de toute âme, anéantissant sans pitié les voleurs de vie. L’Empereur fut si étonné de sa nouvelle vitalité, qu’il jura de servir Hadès, le Dieu tentateur.
Aussitôt le Culte prononcé, Hadès se saisit de la Cité, joyaux de l’Empire, et l’attira vers le centre de la Terre. La plus grande ville du monde disparut enterrée, et prit possession des Enfers.
L’Empire renaquit avec une force nouvelle. Ainsi Lucius Primus devint le premier souverain des Enfers, et fit de ce nouveau monde le territoire des âmes bafouées.
Depuis lors, il choisit avec l’aide d’Hadès les meilleurs Chevaliers, pour leur courage, leur honneur et leur férocité.
Selon la volonté d’Hadès, Lucius Primus mourut au combat. Son Empire souterrain toujours grandissant.

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