AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Une Eurydice des Ombres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hephaistos
-§-Prince des EnferS-§-
avatar

Masculin Nombre de messages : 1997
Age : 25
Faction : - En§ers -
Classe : Feu
Elément : Guerrier
Date d'inscription : 27/07/2007

-§- Meurtres -§-
sur MZ uniquement:
291/300  (291/300)

MessageSujet: Une Eurydice des Ombres   Sam 5 Avr - 16:51

Une Eurydice des Ombres…



Il est des jours où la mort comble vos désirs.
Il est des nuits où le désir est autre.


La mort vous caresse de ses faux, de ses lames qui dansent sous votre gorge, s’agitent autour de votre poitrine. La mort vous vide et me submerge de palpitations. Le sang s’écoule avec la douce cruauté des flots du Styx. Mon corps et mon âme s’échauffent de plaisirs obscurs, à la vue de ces innocentes âmes. Les battements de mon cœur résonnent au milieu des arches de mon squelette. Puis mes lames s’engouffrent froidement dans votre chair, chaude et sanguine. La mélodie cardiaque s’accélère, mes os frissonnent.

Les corps rougissent.
Du sang qui s’agitent en moi avec la violence des lames qui transpercent l’épaisseur de vos chairs.
Du sang qui s’échappe de votre peau meurtrie, de ces blessures incurables.
De ces feux qui dansent autour de mon ombre.
De ces brûlures fraîchement gravées sur votre peau dont le reste n’est que lambeaux.

Tout s’emballe dans mon corps, si il peut être ainsi appelé après tant de meurtrissures infligées. Que la mort est si agréable lorsqu’on la regarde frapper si près de votre souffle.

Il est des jours où la mort comble vos désirs.
Il est des nuits où le désir est autre.


Parfois, la jouissance n’atteint plus les sommets qu’autrefois. Un manque indescriptible.

Une présence peut-être… Un deuxième regard aux côtés du mien qui fixerait la mort dans son œuvre… Une seconde entaille dans la molle protection des victimes. Une autre ombre qui soutiendrait la mienne…

De cet être je ne connais pas la saveur. Mais les échos parlent, ils murmurent. Ils susurrent que ces silhouettes sont plus douces que la mort, plus exquises même… Voilà qui pallierait mon mal.

Des rêves machiavéliques, des cauchemars peut-être, hante désormais mes nuits. Deux ombres, alignées, battrait le pavé, l’herbe où les étendues sablonneuses du désert.
Suant sous la sèche lumière du soleil, ne s’abreuvant que du sang des victimes taries par la chaleur.
Transies par la pluie, et ses gouttes qui déchireraient d’une délicate violence la peau des âmes errantes.
Transpirant à travers les nuits que l’aridité et la chaleur rendraient torrides.

Oui, une femme, marchant dans mes empreintes, mais jamais dans mon ombre, toujours dans la lumière brûlante des flammes qui m’environnent. Elle serait morte et vivante. Comme moi. Vivante de par son cœur battant, Morte par les ténèbres qui hantent ses actes.

Connaissez-vous Eurydice ? Une femme ravissante, charmée par les mélodies d’Orphée et de sa lyre, et qui succomba sous les coups d’un mécréant… Le musicien prouva son amour en bravant les rivages perfides du Styx, pour récupérer sa belle… Une ultime chance lui fut accordée pour ramener celle qui l’aimait. Eurydice le suivit naturellement.

Arrêtons là, et reprenons.

La sortie des Enfers approche. La lumière croît dans le gouffre infernal, elle se répand de plus en plus sur les murs de pierres. Derrière, Eurydice s’arrête un instant, et appose ses deux mains sur les parois de l’étroite galerie. Un instant, elle reprend son souffle. Son visage s’est transformé depuis sa décadence. La mort, la chaleur infernale, et la fatigue ont creusé son visage, durci ses traits. C’est une beauté plus macabre, quoique souillée par la terre dont est parée la caverne.
Les effluves mortuaires et les parfums carbonifères commencent à l’enivrer. Devant, elle aperçoit encore l’ombre d’Orphée qui disparaît peu à peu dans la lumière.
Elle sait qu’il ne se retournera pas.
Le sol frissonne de la colère d’Hadès. Un sourire naît sur son visage, un sourire étrange, presque un plaisir.
Eurydice peut bien reculer, le musicien marchera toujours vers un amour qu’il croit voir renaître. Un amour déjà éteint.

Tandis qu’Orphée se dissipait dans la lumière de la surface, Eurydice sombrait volontairement dans les profondeurs abyssales et sombres des Enfers.

***

Quelqu’un prêt à abandonner de son gré la surface, et de n’y revenir que pour annihiler sa lumière.
Quelqu’un prêt à délaisser l’amour de la surface pour chérir dans les profondeurs de la terre un amant machiavélique.

Une douce Cruauté.
Une belle Décomposée.
Une perfide Violence.


Une Eurydice des ombres…

Je ne sais qui elle est, mais peut-être que l’écho des cris sanglants résonnera sous peu. Peut-être qu’en s’échappant de la nécropole, ce cri l’enveloppera. Peut-être alors qu’elle retroussera chemin, attirée par le chant des morts annonçant
la décadence de son âme.







[RP que personne n'a lu sur le fofo de Tde, donc je le met ici ^^]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Une Eurydice des Ombres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les Ombres
» Le clan des Ombres
» Duel d'Ombres. [Hamaÿeb]
» L'Europe des ombres
» Objets de la guilde des ombres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'Empire des Enfers :: La Cité Enférienne :: La Bibliothèque-
Sauter vers: