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 La province de Cines Infernorum -§- Prince Hephaistos -§-

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Hephaistos
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MessageSujet: La province de Cines Infernorum -§- Prince Hephaistos -§-   Lun 31 Déc - 15:36

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Les montagnes s’étendent à perte de vue. Des pics acérés parsèment leurs sommets et se dressent honteusement vers les cieux. Les vents tourbillonnent autour d’eux, entreprennent des danses diaboliques ; des bourrasques déchirent les maigres vêtements de ceux que la mort a fauché. Elles emportent les pierres qui virevoltent dans l’air, ces dernières frappent alors les parois montagneuses, menaçantes, ou sombrent dans les ténèbres de ces gouffres qui encerclent les montagnes. Les profondeurs sont si obscures que leur noirceur suffirait à faire tomber l’ombre qui s’en approcherait de trop près.
Et incessamment, les souffles infernaux balaient le sol, et soulèveraient quiconque s’aventurerait ici. Machiavéliques, ils empaleraient les carcasses désossées sur ces pics que le sang recouvre déjà. Ce souffle violent qu’accompagne la chaleur accumulée au gré des siècles. Ce souffle pervers qui brûlerait malgré tout la peau, celle qui demeure, et qui s’accroche vainement à l’os des êtres, atterrissant ici.

Le sol est noir, et de nombreux cailloux noirs le jonchent. Autant de pierres innocentes dont les dents affûtées meurtriraient les peaux étrangères, celles qui viennent de là-haut. De ces silhouettes vivantes qui surplombent le ciel qui domine ses lieux. Car cette masse sombre là-haut, teintée du sang et de la lave, est, dit-on, le ciel des morts, et le parterre des vivants… De ces vivants qui croient que les morts restent sous terre après leurs funérailles, de ces vivants qui espèrent les voir monter là-haut, au paradis, alors qu’ils savent pertinemment au fond d’eux, que le cadavre de celui ou de celle qu’ils aiment restera désespérément enfouis dans ce cercueil de métal, et sous ces mètres de terres qui salissent leur dépouilles. Mais qui s’en soucierait ?

C’est ce qu’ils croyaient, ces maudits vivants, jusqu’à ce qu’ils atterrissent ici… Ici, où, à peine ont-ils respirés l’air qu’ils savent que l’enfer les accueille. Cet air dont émane des odeurs putrides. Des parfums qui s’échappent du plus profond des entrailles de chacun, et qui emplissent sournoisement vos narines.
N’ouvrez pas l’œil… vos pupilles succomberaient sous les maux de la chaleur, plus brûlante qu’une flamme.
Oui, l’air révèlera aux défunts où ils sont arrivés, mais c’est le seul air qu’ils sentiront… L’oxygène n’est plus là, pas plus qu’il n’est dans les abysses de ces gouffres, pas plus qu’il n’est sous le drap lourd et dense du ciel.

Oui, bientôt vous suffoquerez… Et moi qui règne ici, je vous regarderai périr, avant même d’atteindre le cœur des Enfers, et je ricanerai de ce que vous prenez tous pour une légende, et qui vous prend hélas au dépourvu, lorsqu’elle s’offre à vos yeux, avant qu’ils ne se consument…


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MessageSujet: Re: La province de Cines Infernorum -§- Prince Hephaistos -§-   Lun 31 Déc - 15:37

-§- Les gravures enfériennes -§-

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MessageSujet: Re: La province de Cines Infernorum -§- Prince Hephaistos -§-   Lun 31 Déc - 15:38

-§- La légende de Cines Infernorum -§-

Avant que les Enfers ne prospèrent au sein des entrailles de la Terre, et n’occupe la totalité du monde souterrain. Il existait encore quelques provinces, irréductibles, et que Mère Nature refusait de céder aux mains de la puissance enférienne. Cette dernière menaça d’envahir l’une des sept provinces que possédait encore Mère Nature, et où l’eau coulait encore, où l’herbe et les fleurs s’épanouissaient encore. Des hordes de défunts assiégèrent cette province et l’envahirent, sans que Mère Nature, qui avait tenté par le passé d’annihiler la violence en ces terres ne put rien faire de ses mains pures. Une fois qu’elle se dessaisit, impuissante, de cette contrée, on décréta que cette contrée serait ce que verrait les morts en premier, ou presque. Certains racontent que le premier mortel qui s’éteignit là-haut dans le monde des hommes une fois les terres acquises, atterrit sans qu’on sache pourquoi, dans cette contrée. La peau en décomposition autour d’un squelette vacillant sous la brise, l’homme, que ceux aux cœurs battants avaient appelés Hephaistos, contempla les alentours avec angoisse.

Lui qui avait pêché pour se retrouver là ne trouvait pas les terres à son goût. Et il usa le savoir-faire des hommes pour anéantir la beauté et la magnificence de ces plaines verdoyantes, où l’oxygène foisonnait encore.

Et cet homme, ce cadavre, cette carcasse, songea au plus bel outil de la destruction, celui qui abolissait tout ce qu’il rencontrait. Celui qui semait des crânes et des cendres derrière ses pas.

Le feu. Le feu que l’homme avait su maîtrisé. Le feu qui bientôt, naîtrait au creux de ses mains. Mais âme qui vive est une erreur en ces lieux. Et les flammes qu’il s’apprêtait à lâcher comme des prédateurs à l’affût se délièrent de son autorité, et parcoururent peu à peu ses mains, ses bras, son torse, son bassin, ses jambes, et enfin, il atteignit son crâne. Une masse incandescente se tenait debout au milieu des feuillages et des herbes grandissantes.

La légende affirme qu’il aurait arpenté sans fin ces terres souterraines, à la recherche d’eau. Que les flammes brûlèrent son corps sans fin. Que de ces pas naissait le feu, et qu’ainsi, l’herbe se consuma à la vitesse du vent qui filait entre les flammes. Peu à peu, les terres s’enflammèrent, tandis qu’il marchait encore d’une force surhumaine, à la recherche de ce que répugnait l’Enfer : l’eau. L’eau qui maintient la vie, et qui n’est plus rien lorsque que tout est mort. Les journées passèrent sans que le soleil ne défile dans les cieux, lui le grand absent de ce monde souterrain. Mère Nature avait souhaité incarner dans ces surfaces la beauté de la surface, à l’insu des Enfers qui siégeaient ici-bas. La fumée du brasier s’envolait peu à peu vers le ciel et l’assombrissait, le teintait de l’orangée des flammes, et bientôt du sang des victimes. Ce drap qui recouvrait cette province se faisait de plus en plus noir.

L’oxygène qui foisonnait il y’a peu s’estompa peu à peu, et mourut sous le joug de ces flammes qui dansaient sans fin. L’homme ne mourrait pas, il l’était déjà depuis longtemps, et ce feu qui entourait ses restes de peau devenait sa force. L’eau des nappes, la seule qui demeurait, s’évapora sous la chaleur de la surface.

La chaleur ambiante s’éleva, sous un ciel qui ne laissait plus les vapeurs se dissiper. L’atmosphère était étouffante. Ce fut une prison, une prison de pierres et de flammes, mais qui n’aurait pu contenir de prisonniers. Car l’oxygène disparut, enfin… Les flammes perdirent de leur superbe, et n’atteignirent plus les cieux. Le décor était sombre.

Consumées étaient les herbes que revêtaient autrefois les versants des monts.
Carbonisés étaient les arbres, les sapins.
Brûlées étaient les feuilles.
Calcinés étaient les sols.

Le sol était noir, et gris, recouvert de cendres. Tout avait brûlé étincelles, dès les premières flammèches.

Cependant, la lourdeur de ses flammes hantait toujours les lieux. On étouffait, on suffoquait. On mourrait, presque.

Lorsque Aioros, empereur des Enfers, eut vent de la nouvelle, il décréta que seul cet homme de feu pourrait régner sur cette province. Et l’homme s’exécuta. Il régna sur cette province où, désormais, arrivaient les morts. Cette province d’où on aperçoit, au loin, l’arcade de l’avenir, celle où les Juges prononcent leur sentence, aussi terrible soit-elle.

Depuis la province, l’arcade semble proche. Pourtant, les sinuosités et les aspérités du relief vous rendront le chemin bien long, et Hadès sait qu’il sera éprouvant. Rarement vous le croiserez, Hephaistos, car son ombre incandescente calcine les pavés de ses pas, là-haut, sur les hauteurs du maudit monde des vivants. Comme il l’a fait sur ces terres, il enflamme le décor, et les corps rougissent, les uns après les autres…
Ils rougissent parce que les flammes caressent leur peau.
Et ils rougissent de ce sang qui bout dans leur veine.

Ces terres de cendres, portèrent très vite un nom. Cines Infernorum, tel était son nom. La terre qui récupèrerait les cendres des Enfers, celles des défunts qui atteindraient l’Enfer. Un accueil, « chaleureux »…



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